Bilan d’un investissement en SCPI

Bonjour à tous, je fais aujourd’hui le bilan de mon premier investissement en SCPI. La SCPI est une façon alternative d’investir dans l’immobilier. En effet, lorsque l’on parle investissement immobilier, on pense souvent à l’achat d’un appartement pour le louer. Ce type d’investissement a des avantages mais également des inconvénients, en tout cas vis-à-vis de ma situation personnelle à l’époque:
  • ticket d’entrée élevé: à 8000 euros le m2 à Paris, même une chambre de bonne représente un investissement minimal de 100 000 euros, ce qui implique d’avoir pour financer l’achat un prêt conséquent
  • risque locatif trop élevé en regard de l’investissement de mon point de vue
  • rentabilité moyenne très faible, et je ne suis pas convaincu, à titre personnel, de la continuation de la montée des prix de l’immobilier, et donc sur la capacité à réaliser une plu-valu à la revente.
Je me suis donc orienté vers des alternatives, pour l’investissement en immobilier, et je me suis orienté vers l’investissement en SCPI.

L’investissement en SCPI, le principe.

Au lieu d’investir directement dans un bien, il est possible d’investir indirectement dans l’immobilier. C’est à dire investir dans une société qui investit dans l’immobilier, et acquérir des parts de cette société. C’est un peu comme si vous achetiez à plusieurs un appartement, et que vous vous partagiez les loyers perçus.
  • Le ticket d’entrée est réduit, vous achetez des parts de société et non un bien immobilier complet, du coup, vous pouvez commencer à investir avec juste quelques milliers d’euros. Idéal donc lorsque l’on a un petit salaire et que l’on veut se lancer dans l’immobilier
  • Le risque locatif est lui aussi réduit: la société investit dans des dizaines, voir des centaines de biens. Donc le risque d’impayé et/ou d’inoccupation est répartit.
  • Les SCPI permettent d’investir sur l’immobilier de bureau et sur l’immobilier commercial, qui sont souvent, à cause des surfaces et de la vacances locatives, difficile d’accès pour des petits investisseurs, mais présente, à l’heure actuelle, généralement une rentabilité supérieure à l’immobilier logement
De plus, les SCPI peuvent être acquises à crédit, c’est-à-dire que vous pouvez les financer à l’aide d’un crédit immobilier.
Que des avantages? Soyons réaliste, il y a également des inconvénients que je ne vais pas vous cacher:
  • L’investissement en SCPI est un investissement moyen/long terme, la SCPI visant plutôt une augmentation régulière du prix de la part et/ou du dividende. Par la peine d’imaginer un Achat/revente dans l’année.
  • Au niveau de la rentabilité, même si celle-ci est plutôt bonne, il est toujours possible, sur de l’immobilier direct, avec un peu de flair et en visant les bonnes villes et les bon quartiers, de faire une bonne affaire et d’avoir des rendements bien meilleurs (en contre-partie du travail de recherche du bien et de la gestion).
  • Il peut parfois être plus compliqué d’obtenir un prêt, certaines banques ne prêtant pas pour les SCPI.
  • Il peut exister un risque de liquidité, au moment de la revente des parts, car il faut trouver un acheteur en face.

 

Mon investissement

 
J’avais réalisé il y a 5 ans un premier investissement à hauteur de 15600 euros dans la SCPI Immorente, gérée par la société SOFIDY. Ce représentait donc 50 pars à 312 euros la part au prix d’achat.

Le résultat au bout de 5 ans.

 
Du point de vue du prix de la part, le prix a augmenté deux fois en 5 ans, passant de 312 à 330 euros (18 euros par part soit 900 euros) , soit un prix de retrait à 197 euros. Cela représente donc aujourd’hui 14850 euros en patrimoine. Les augmentations n’ont donc pas encore couvert la totalité des frais d’émission.
Du point de vue des dividendes, les dividendes suivants ont été versés:
2012 16,50 euros par part
2013 16,80 euros par part
2014 16,70 euros par part
2015 15,72 euros par part
2016 15,72 euros par part (786 euros par an)
Il est assez courant que le dividende d’une SCPI varie (à la hausse ou à la baisse), puisqu’il inclut les loyers, mais aussi les plus-valu réalisées durant les années précédentes. Ce sont donc des variations qui ne sont, le plus souvent pas si inquiétantes que ça et dépendent, à la fois des cycles économiques, mais surtout du rythme d’investissement de la SCPI (achat/vente d’immeuble).
Soit 16,28 euros en moyenne ce qui représente 814 euros quarante par an (pour mes 50 parts) soit environ 67 euros par mois.
4070 euros en tout sur 5 ans.

L’effet de l’achat à crédit.

Ce qui est intéressant, c’est que j’ai financé par un prêt cet investissement, comme je remboursait 280,62 euros, assurance comprise de remboursement, je n’ai en fait, en comptant le dividende versé, dépensé chaque mois que 218 euros. J’ai donc, en fait, acheté mes parts sur 5 ans pour 12817 euros environ  (213.62*12*5+600). Les parts en valant aujourd’hui 14850, si je les vends aujourd’hui.
Surtout, cela m’a permis de réaliser cet investissement en douceur alors qu’il m’aurait été difficile, à l’époque, d’avoir cet argent.

Ce que j’ai appris

 
Là où j’aurais clairement pu faire mieux, c’est sur le prêt pour obtenir les SCPI. Je n’ai pas passé assez de temps sur ce point. Surtout, sur le coût de l’assurance de prêt (15 euros par mois) que j’aurais pu soit négocier, soit me passer. C’est un point sur lequel je suis beaucoup plus attentif aujourd’hui.
De mon point de vue, la SCPI est également un maître étalon pour évaluer l’opportunité d’un bien immobilier classique: si j’achète un appartement, cela me demandera plus de travail (je devrai le gérer, faire les visites pour trouver un locataire), cela va m’engendre des coûts (taxe foncière, charge, rénovations), alors que pour une SCPI, je ne fait rien, c’est la société de gestion qui s’occupe de tout et je touche les dividendes tous les trimestres. Avec des rendements entre 4,5 et 6% net (selon les périodes et le profil de la SCPI), il faut vraiment, de mon point de vue, qu’un investissement immobilier classique atteigne une rentabilité très élevé en regard du risque et du temps à investir dedans.

Aimer la Discipline par Léo Babauta

Croissant

Il y a un conflit qui apparaît souvent en moi lorsque j’essaye de me discipliner sur n’importe quel sujet: je veux un pain au chocolat, là, maintenant et je sais que je vais le regretter plus tard.

Lequel de ces deux centre d’intérêt doit l’emporter: mon moi du futur, qui ne veux pas finir gras et en mauvaise santé, ou mon « moi du présent », qui se moque un peu de l’avenir et qui veux juste manger quelque chose de délicieux.

Il n’y a pas de bonne réponse. Mais, chez la plupart des gens, c’est le moi du présent qui gagne le plus souvent, car c’est lui qui control vos actions et ses intérêts sont les plus importants. Mais, à y réfléchir, votre moi futur n’est-il pas pas plus important. Car ce n’est pas que le moi qui croque dans la délicieuse patisserie parisienne, c’est aussi vous, qui, dans 10 mn aurez des regrets, vous qui dans une heure commencerez à le regreter, vous qui ferez attention ce soir peut-être pour compenser, vous dans un an qui aurez pris de la graisse, à force de céder à maintes reprises, où votre moi de dans 15 ans, qui aura ses premiers problèmes de cholestérol. Pourquoi ces centaines, ces miliers de moi du futur n’arrivent pas à contre-carrer le moi du présent?

En fait, généralement, le moi du présent clôt la discussion par un « je me moque bien du futur, là je mange mon pain au chocolat ».

Aujourd’hui, je vais partager avec vous ma méthode pour éviter la junk food et arriver à trouver la force de se discipliner. Elle peut vous aider à trouver de la discipline pour toute sorte d’autres domaines: écrire un livre, arriver à vous concentrer sur votre travail plutôt que vous distraire…

L’idée est de fusionner les intérêts, de trouver un compromis entre le moi du présent et le moi du futur. Imaginez que vous allez dîner avec ami et que vous devez vous décider pour le restaurant. Vous avez chacun vos préférences, décider d’aller au japonais (votre chouchou) plutôt qu’à la brasserie (que votre ami préfère) n’est pas une chose facile. Il va falloir trouver un compromis: par exemple, trouver un troisième restaurant que vous aimez les deux, décider d’aller à la brasserie aujourd’hui et au japonais demain. Ce sont des méthodes pour trouver un compromis, pour fusionner les intérêts: tous les deux ont trouvé une satisfaction.

Comment fusionner les intérêts de votre moi présent et de votre moi futur, nos deux amis du jour? Voici ma méthode. Elle est en trois étapes.

  1. En premier, prenez le futur en considération. Cela ne prend que quelques secondes, avant une action, d’imaginer votre futur, d’activer les images mentales qui sont associées à cette action. Dans le cas du petit pain au chocolat, il y aura d’abord les images de vous croquant la patisserie, puis la culpabilité, la prise de poids, les problèmes de santé. C’est clair, au final, votre moi futur ne prendra pas le petit pain au chocolat. Il n’y a aucun bénéfice à long terme à manger un pain au chocolat. Vous le savez très bien. Votre moi présent a déjà expérimenté ça par le passé, les sucrerie n’ont entraîné qu’une prise de poids.Les conséquences dans le futur ne seront pas différentes.
  2. En second lieu, considérez cette fois votre moi présent. L’intérêt de votre moi présent peut vous paraître évident: vous voulez un pain au chocolat. Mais à bien y réfléchir, il n’y a pas que ça. Votre moi présent a d’autre intérêts bien réels. Votre envie d’être svelt et en bonne santé est bien un sentiment du présent, vos envies de succès, de plénitude, vos envies d’apprendre ou d’aimer, sont aussi des sentiments du présent, par du futur. L’envie de manger un pain au chocolat n’est, à y réfléchir, qu’un sentiment parmis d’autres.
  3. A présent, essayer de fusionner les intérêts. Si le futur et le présent étaient deux amis qui se rendent au restaurant, avec des envies différentes, comment trouveraient-ils un compromis. Comme pour le restaurant, on  peut faire chacun son tour. Aujourd’hui, si je prends le pain au chocolat, la prochaine fois que je passerai devant une boulangerie, j’irai acheter des fruits à la place. Si c’était deux amis, pourquoi aller toujours dans le restaurant préféré de l’un? Ce serait lassant de manger des sushis tous les jours, et mauvais pour votre santé de manger des frites quotidiennement. Alterner plaisir et santé est une meilleure façon d’améliorer durablement les choses. Une autre façon de fusionner les intérêts est de choisir une troisième solution qui satisfasse les deux partis. Je n’aime pas trop le terme de compromis, qui donne une idée que tous les deux ont perdu au change, je préfère parler d’une troisième option: celle que j’appelle la savoureuse discipline…

Qu’est-ce que la discipline savoureuse? c’est simplement ni choisir le pain au chocolat, qui ne peut satisfaire que le présent, ni choisir de manger une carotte, qui va ne satisfaire que le futur. Trouver quelque chose de savoureux qui sera bon pour votre santé. Par exemple, aller vous acheter, à la place du croissant, votre fruit préféré, chez le primeur du coin. prenez une petite barquette de fraises des bois ou un abricot bien mûr et mangez le lentement et consciencieusement. Vous prenez du plaisir maintenant et dans le futur.

Il y a de nombreuses activités qui satisfont vos besoins présents et vos besoins futurs. Vous avez besoin de faire un pause au travail, plutôt que d’ouvrir votre facebook, aller vous promenez pour prendre l’air et profiter du soleil. Plutôt que de vous abrutir devant la télévision, prenez un livre, écoutez de la musique, allez apprendre à danser, allez voir des amis, dessinez. Trouvez une activité qui combine détente (intérêt du moi présent) et votre développement (intérêt du moi futur). ET vous y prendrez un incroyable plaisir.

Oui, vous y prendrez vraiment plaisir. Si vous mangez des fraises comme un enfant de deux ans mange des fraises, vous verrez que le plaisir que vous y prendrez est presque miraculeux. Rappelez vous quand vous étiez enfant que que vous alliez cueillir les fraises chez votre mamie, dans le jardin. Vous vous délecterez à manger ces fraises, bien plus que n’importe quelle junk food.

Si vous prenez le temps de savourez toutes ces choses à l’instant présent, vous prendrez à la fois un plaisir immédiat, et votre futur vous rendra ce plaisir au centuple.

Adapté de l’article de Léo Babauta

[Finance Perso] Voir les postes de dépense autrement

On divise généralement un budget en différentes dépenses, loisirs, transport, etc. Cela permet de savoir combien vous coûte votre maison, combien vous coûte votre voiture, etc. C’est intéressant, mais est-ce fondamentalement une bonne manière de répartir son budget. Je vous propose aujourd’hui une autre manière de voir vos dépenses. On ne va pas classer l’argent selon les thématiques (maison, impots, enfants)  mais s’interroger sur le pourquoi et le quand de vos dépenses. Pour quoi part votre argent? Au fond, votre argent ne peut partir que dans deux choses:

  • Dans le strict nécessaire: un toit, un chauffage, de l’alimentation, les impots, l’hygiène et les vêtements de base. J’appellerai ces dépenses des « dépenses de survie ». Avec ces dépenses là, vous n’êtes pas à la rue, vous vous chauffez en hiver, vous mangez à votre faim, peut-être comme un étudiant, mais à votre faim.
  • Dans le superflu: tout le reste. Le terme superflu étant trop connoté, je préfère parler de dépenses de vie. Ce sont des dépenses du plaisir: s’offrir un bon repas, une sortie, prendre un abonnement dans une salle de sport, améliorer sa décoration d’intérieur, acheter des fleurs, …

La différence entre ces deux types de dépense est simple: vous ne pouvez pas vous passer des premières, vous pouvez vous passer des secondes. Attention, soyons clair: ce n’est pas parce que vous pouvez vous passer des dépenses superflues qu’elles sont mauvaises en soi, bien au contraire.

Regardez dans vos dépenses ce qui est de l’ordre du superflu et ce qui est de l’ordre de l’indispensable.C’est un exercice intéressant. Dans mon cas, cela donne en moyenne sur un mois:

Indispensable: Loyer 500, électricité 75, impôts 900, alimentation 250, transports 40, téléphone 20.

C’est l’argent qui est nécessaire, aujourd’hui, pour avoir un toit, manger, me rendre à mon travail, et subvenir à la dépense commune de l’état. En comptant un peu plus pour les vêtements de base, l’hygiène, on arrive vers les 2000 euros.

Le reste de mes dépenses, c’est uniquement du superflu.

Savoir quelle est notre niveau de dépense de base est intéressant sur bien des points:

  • cela nous donne un indicateur: est-ce que l’on dépense plus pour nos dépenses de base ou pour notre plaisir?
  • cela nous permet de savoir, en cas de coup dur (perte d’emploi par exemple) si l’on peut continuer à s’en sortir avec le chômage
  • cela nous permet d’avoir une idée de l’épargne de sécurité que l’on doit mettre en place (par exemple, 6 mois de dépense de base)
  • cela nous permet de savoir l’épargne maximum que vous pouvez mettre de côté chaque mois, même en vous privant.
  • cela vous permet, si vous emprunter de l’argent, de connaître votre capacité de remboursement réelle.
  • cela vous permet de savoir combien vous devez avoir de revenus passifs par mois pour atteindre le premier palier de l’indépendance financière.

Nous verrons ensuite que ces dépenses peuvent se répartir dans le temps, on peut dépenser pour le passé, pour le présent ou pour l’avenir. Ce sera l’objet d’un prochain billet.

Rester sur sa faim

 outer limits, season 2, episode 9

Par Leo Babauta

Je pense que la plupart d’entre nous à tendance à toujours vouloir faire le maximum qu’il peut. Mais parfois, en faire moins est une meilleure chose.

Lorsque nous allons dans un bon restaurant, nous avons envie de goûter à tous les plats, de faire « entrée, plat, dessert », de manger le maximum parmis ces choses délicieuses qui nous sont proposées. Mais nous repartons alors notre repas sur l’estomac, la digestion difficile et nous avons pris du poids.

Lorsque que vous courez, vous essayez souvent de courir le plus longtemps et le plus vite possible. Et la fatigue et les courbatures de cette course vous empêche de recommencer le lendemain.

Lorsque vous voyager dans un nouveau pays, vous avez envie de tout voir, de faire le plus de choses possiles, et vous revenez de vos vacances plus fatigué qu’avant de partir.

Lorsque nous travaillons ou naviguons en ligne, nous passons d’une tâche l’autre, d’une page l’autre, continuellement, et nous n’arrêtons la navigation que tard dans la nuit, ou que lorsque nous n’avons plus de temps disponible.

Comment pourrions-nous contrer cette tendance à toujours vouloir faire plus?

Il faut se laisser aller à ce sentiment d’en vouloir toujours plus, plus le laisser s’éteindre… et partir en restant sur sa faim

L’autre jour, j’étais sorti pour aller courrir, avec l’intention de repousse rencore les limites. Et puis, cette idée de me dépasser est partie, et j’ai fait une sortie à une allure modérée. Le lendemain, plutôt que l’épuisement et les courbatures, c’est l’envie de courir à nouveau qui m’attendait au réveil. Au final, j’aurai plus couru, j’aurais fait mieux pour ma santé.

Lorsque vous dînez, n’essayer pas de manger le plus possible. Manger moins, quitter la table avec l’envie de manger encore un peu. Cela ne va pas vous tuer. C’est juste un travail sur soi-même. Ca demand eun peu de pratique. Le résultat est que vous vous sentirez en meilleur santé, et que votre balance vous remerciera.

Lorsque vous voyagez, ne multipliez pas les visites. Voyez moins de choses et prenez votre temps. Quittez une ville en vous disant qu’il restera des choses à voir pour la prochaine visite. Repartez en restant un peu sur votre faim.

Quand vous êtes sur votre ordinateur, vous pouvez l’éteindre avant d’avoir tout terminé. Vous n’aurez, de toute façon, jamais tout terminé. L’éteindre plus tôt signifie garder un peu de votre énergie pour autre chose.

Faîtes en moins, gardez-en un peu sous le pied. Apprécier déjà ce que vous avez. C’est déjà beaucoup.

Adapté de l’article original : http://zenhabits.net/want/

Vouloir toujours plus: une futilité?

Harding's Improved Counter (patented)
Par Leo Babauta

Durant les huit dernières années, je me suis senti pris entre deux envies: l’envie de m’améliorer et l’envie de me contenter de ce que je possède.

Pour être honnête, je n’ai pas complètement réussi à résoudre ce conflit, mais j’y travaille.

Quel es tl’origine de ce conflit? Quand j’ai commencé mon blog Zen Habits, il y a plus d ehuit ans maintenant, j’ai travaillé pendant plus d’un an à changer mes habitudes, avec un succès certain. Tous ces changements s’appuyaient sur mon insatisfaction personnelle. J’ai eu beaucoup de succès, mais ce sentiment d’insatisfaction ne m’a jamais quitté.

J’ai alors travaillé sur la notion de contentement: apprendre à me sentir satisfait de ce que j’ai déjà. Cela signifie accepter beaucoup de choses chez moi, apprendre à apprécier ce que je possède, apprendre le concept de suffisant pluto que de vouloir sans cesse avoir plus et être mieux.

Je suis devenu plus heureux en apprenant à me satisfaire de ce que je possède déjà.

Voilà aussi ce que j’ai appris récemment

Ce conflit ne m’a pas quitté. Chaque jour, je ressens le besoin de poursuivre un but: courir un ultramarathon, avoir des abdos en tablettes de chocolat, apprendre une nouvelle langue, apprendre à faire de la programmation ou jouer d’un instrument de musique, et bien d’autres choses encore. Il n’y a rien de vraiment mauvais avec ce besoin. C’est simplment humain, et ça nous apporte, au final, de bonnes choses.

Ce besoin ne s’arrête pas. Je veux toujours être moi en mieux. Je ne suis jamais entièrement satisfait. Quand cela pourra-t-il être suffisant? Serais-je un jour heureuse avec ce que je suis?

Ce besoin n’est pas forcément quelque chose d’utile. Je le ressent en lisant un magazine, ou un article de blog et en me disant: ce serait cool que je fasse cela. Je lis des liste de choses que je devrais faire un jour, des lieux que je devrais visiter, des réalisations que certains ont réussi. L’idée apparaît dans ma tête et je dois le faire. Soudain, j’ai un nouveau but. Mais ce but n’est pas lié forcément à quelque chose d’important pour moi, mais juste à une image dans ma tête, qui me fait dire que ma vie serait incroyablement mieux si j’achevais cet objectif.

Mais une fois l’objectif atteint, ma vue n’est pas incroyablement mieux.. J’apprends toujours quelque choses de ces expériences et de ce parcours pour atteindre mes objectifs, mais le résultats n’est pas la vie que j’avais fantasmé. J’ai couru un ultra marathon, j’ai minci, j’ai appris des rudiments de programation… mais ma vie n’est pas vraiment mieux. Le fantasme n’est pas devenu réalité.

Ma course après mes objectifs ne m’a pas mené à un résultat qui a du sens.  En courant après des objectifs, en regardant sans cesse comment m’améliorer, je n’ai pas trouvé quelque chose qui ait apporté du sens dans ma vie. Tout cela n’était que du fantasme, de l’imagination et pas de la création de sens.

Le sens est tout ce qui compte. Si la course à faire plus et à m’améliorer n’a rien créé qui ait du sens dans ma vie, il y des des choses qui en ont: Ecrire ce blog et aider les gens de mon programme est quelque chose qui a du sens pour moi, car j’aide les autres à prendre de bonnes habitudes, à trouver de la satisfaction dans leurs vies. Faire des choes avec mes enfants me donne l’impression de faire quelque chose qui a du sens, car grâce à moi, grâce à ce que je faios, ils se sentent aimés. Ecrire un nouveau livre me semble être quelque chose qui ait du sens, car je l’ai fait par amour pour mes lecteurs. Toutes ces choses valent le coup d’être poursuivies.

Je peux juste m’observer, je peux laisser aller. Ce n’est que recemment que que j’arrive à prendre conscience de ce besoin d’amélioration, de faire toujours plus, et de le laisser tranquillement s’éteindre. Je n’arrive pas à contrôler l’apparition de ces besoins ou envies de m’améliorer, mais je suis pleinement conscient de leur existence. J’arrive alors à me rendre compte qu’elle n’ont pas de sens pour moi. Ce sont justes des fantasmes, des envies. J’arrive à en prendre conscience et les laisser s’éteindre. Cela n’a pas toujours été facile: laisser ces envies s’éteindre plutôt que de les poursuivre, mais poursuivre ses objectifs qui n’ont pas de sens n’a jamais eu le résultat que j’avais excompté, et j’ai passé des mois et des années à les poursuivre au lieu de consacrer ce temps à faire des choses qui créent de la valeur.

Je n’ai pas, à ce jour, toutes les réponses, mais j’ai réalisé qu’avec le temps limité qu’il me reste à vivre, je veux juste le consacrer aux choses qui ont du sens, pas juste à ce qui semble sympa et cool.

10 conseils pour acquérir rapidement de nouvelles compétences (The first 20 hours – Partie 2)

Apprendre plus vite la base d’une nouvelle compétence, c’est le sujet de the First 20 hours de Kaufman. S’il faut des dizaines de miliers d’heures pour devenir un maître sur un sujet, comme le démontre Gladwell dans Outliers, on peut acquérir des bases, qui nous place bien au dessus de la moyenne, en un temps très court (20 heures en moyenne). C’est cette idée des cruciales 20 premières heures qui était le sujet de mon premier article sur le sujet.

Dans ce second article, nous allons voir qu’il ne s’agit pas seulement de passer 20 heures sur un sujet, mais de les passer efficacement. Pour cela, Kaufman propose une approche systématique pour acquérir des compétences.

Cette approche systématique est la suivante:

  1. Choisir un projet qui nous tient à coeur
  2. Se concentrer sur une seule compétence à acquérir à la fois.
  3. Définir le niveau  e compétence que l’on veut acquérir
  4. Déconstruire la conpétence en une sous-compétence.
  5. Obtenir les outils critiques
  6. Eliminer les barrirère à la pratique
  7. Se contruire le temps nécessaire à la pratique
  8. Créer une boucle de rétroaction la plus rapide possible
  9. Pratiquer sous les contraintes d’horloge
  10. Donner la prioriété à la vitesse et à la quantité.

Certains de ces principes tiennent du bon sens mais il en faut pas oublier qu’il ne suffit pas d’être d’accord avec eux, il faut les mettre en oeuvre.

1. choisir un projet qui nous tient à coeur. Investir 20h, c’est à la fois peu et beaucoup. investir plus d’une heure pas jour avec une concentration avancée, n’est tout simplement pas réaliste si le projet ne nous intéresse pas. Selon Popper, la meilleur chose qu’il puisse arriver à un être humain est de tomber amoureux d’un problème, jusqu’à trouver un autre problème dont il sera encore plus amoureux. Si l’on veut une vie satisfaisante et productive, on ne peut pas se tromper en avançant de cette façon. Plus l’on sera excité à l’idée d’acquérir une compétence, plus l’on sera capable de l’acquérir rapidement. L’urgence d’une compétence par rapport à une autre pourra nous aider à choisir.

2. Choisir une seule compétence à la fois. On retrouve l’idée de Léo Babauta. C’est l’une des erreurs les plus faciles à faire. Acquérir une nouvelle compétence demande une masse importante de concentration. Si l’on a qu’une ou deux heures à consacrer par jour à son projet, ce n’est pas le moment de le dillapider sur plusieurs projets. De plus, les premières phases d’apprentissage induisent une forte frustration, un penalty switch pour passer de l’un à l’autre et un apprentissage ralenti. La formule idéal pour abandonner et ne rien apprendre. A l’instar de David Allen, il conseille de faire une liste de « un jour, peut-être… » (one day/ maybe). La liste des choses que l’on souhaite faire un jour mais sur lesquelles on ne va pas se concentrer à l’instant.

3. Définir le niveau de compétence que l’on souhaite acquérir. C’est définir ce que « assez bon » veut dire. Selon l’auteur, lorsque l’on définit exactement le niveau que l’on souhaite atteindre, c’est plus simple de trouver la manière de l’atteindre. « Un problème bien posé est un problème à moitié résolu ». Par exemple, si votre but est d’être assez bon pour prendre du plaisir à l’activité, il faut visé le point où l’on est plus frustré. Si vous voulez être performant, il faudra définir une étape intermédiaire qui correspondra à un premier niveau de performance facile à atteindre, même si vous visez de devenir le maître mondial en la matière à long terme. Il faut également prendre en compte dans cette vision du niveau de maîtrise les aspects sécurité: si l’on se blesse durant le processus d’acquisition, l’objectif ne sera jamais atteint.

4. Déconstruire la conpétence en une sous-compétences. Une fois la compétence identifiée, il va falloir la « déconstruire » en sous compétence les plus petites possibles. L’exemple donné par l’auteur est le suivant, pour le golf, il faut:

  • savoir choisir un club
  • faire un put,
  • sortir d’un bunker
  • apprendre le swing sur le tee.

une fois déconstruit, il sera bien plus facile d’identifier les sous-compétences les plus importantes. Si l’on enlève les compétences les moins critiques au début, on pourra se concentrer sur les sous-compétences à plus forte valeur ajouté. Il y a ici un principe du 80/20.

5. Obtenir les outils critiques. Plusieurs compétences ont des pré-requis matériel. On ne peut pas apprendre le tennis sans trouver un cours et une raquette. Identifier les éléments les plus critiques avant de commencer sauve du temps. Par exemple, pour la lecture rapide, je n’ai pas pu effectué certaines séances faute d’avoir un chronomètre sur moi.

6. Eliminez les barrières à la pratique. Il  existe des barrières  qui peuvent vous empêcher de pratiquer. Les cas les plus courants sont les suivants:

  • Un effort pré-pratique significative. Par exemple, ne pas placer ses instruments au bon endroit, ne pas acquérir les outils nécessaires au préalable ou sauter des étapes de préparation.
  • Ressources non disponibles. Par exemple, si vous êtes obligé d’emprunter un matériel chaque fois que vous devez pratiquer ou si la salle de sport n’est ouverte qu’à certaines heures, ou encore si les ressources ne sont pas disponibles en voyage.
  • Distraction de l’environnement: Téléphone, email, …
  • Blocages émotionnels: peur, doute, l’embarras

Compter sur votre volonté pour outrepasser ces barrières est une stratégie d’échec. Notre volonté est limité et autant l’utilisé intelligemment.

7. Se construire le temps nécessaire à la pratique. Les vingt heures passées à acquérir une compétence doivent bien venir de quelque part. Trouver du temps est un mythe, pour Kaufman, il faut en construire. On le construit en trouvant des activités de basse valeur ajoutée et en les supprimant. Pour cela, il suffit souvent de prendre un carnet de note et de noter où part le temps de votre journée.  Vous vous rendrez compte qu’en faisant quelques coupes sauvages dans les activités inutiles, il y a beaucoup plus de temps disponible que vous ne le pensez. Kaufman recommande de trouver une plage d’une heure trente par jour pour ces activités et de s’engager à 20 heures de pratique assidue.  En « pré-contractant » ainsi, vous n’aurez pas la possibilité d’abandonner à la moindre difficulté. Si vous n’êtes pas prêt à investir 20h au total, autant ne pas l’investir.

8. Créer une boucle de rétroaction la plus rapide possible.  Il faut obtenir le plus rapidement possible l’information suivante: « savoir si vous aller dans le bon sens ». Si vous obtenez le résultat dans 6 mois, vous ne pourrez pas corriger les erreurs. Plus la boucle de rétroaction est longue, plus on apprend vite. Les meilleurs coachs sont ceux qui donnent le feedback le plus immédiat. Plus l’on trouve de source de feedback, plus l’on ira vite.

9. Practice by the clock in short bursts. Notre cerveau est très mauvais pour estimer le temps. Dans les premières étapes d’apprentissage, on aura tendance à sous-estimer le temps passé. Prendre un chronomètre et pratiquer pendant 20 minutes au minimum. Sans aucune exception. Trouver 3 à 5 session d’au moins 20 minutes par jour est l’idéal selon l’auteur.

10. Favoriser la quantité et la vitesse. Il est tentant d’essayer de faire les choses à la perfection dès le début. Au contraire, il vaut mieux essayer de pratiquer le lus vite possible en gardant un forme « assez bonne ». Pour illustrer ce propos, Josh donne un exemple extrait de Art & Fear. On a séparé deux groupes en leur demandant de réaliser un travail manuel. Le groupe A sera jugé sur la qualité du résultat produit, le groupe B sur la quantité du résultat produit. Il s’est avéré que c’est le groupe B qui au final a réalisé le produit de meilleur qualité. Une compétence est le résultat de la pratique délibérée et consistante. Dans les premières étapes, la quantité doit être privilégié sur la qualité. Cela paraît contre-intuitif, et pourtant, il s’agirait de la bonne méthode.

Voilà, ayez en tête ces dix points que vous vous attaquerez à l’apprentissage de l’italien, au jonglage, au joga, à la danse classique ou à l’haltérophilie, ils vous permettrons de faire les bons choix dès les début.

The First 20 hours, disponible sur Amazon en version papier et kindle.

7 raisons de ne pas acheter tout de suite sa résidence principale

French Door 58

On entend souvent dire: il faut devenir propriétaire, il faut arrêter de jeter l’argent par les fenêtres avec un loyer.  Si, en France, il est (presque) nécessaire de finir par accéder à la propriété, acheter tout de suite n’est pas forcément toujours un bon plan.

  1. En achetant trop tôt, vous mettez souvent tout vos oeufs dans le même panier, ce qui est souvent une mauvaise stratégie de gestion de son patrimoine. Un achat immobilier semble toujours sécurisant, pourtant les prix de l’immobilier peuvent s’effondrer. Si votre seul bien est votre résidence principale, c’est donc tout votre patrimoine qui peut s’écrouler si l’immobilier s’écroule. Votre résidence principale devrait représenter une partie de vos biens, pas l’intégralité.
  2. Le remboursement de votre résidence principale vous coûte souvent bien plus cher qu’un loyer. C’est le calcul simpliste qui vous induit souvent en erreur: si je paye 1000 euros de loyer chaque mois, je pourrais rembourser 1000 euros d’emprunt à la place. Or, dans la réalité, la note mensuelle s’avère souvent plus sévère. D’une part, si l’on part sur une période de remboursement raisonnable (entre 10 et 20 ans), pour un bien de surface équivalent, il arrive bien souvent que le montant du remboursement dépasse celui des loyers. D’autre part, être propriétaire engage des frais supplémentaires: charges de l’appartement (l’ascenseur et le célèbre ravalement de façade), impôts locaux plus élevés, travaux supplémentaires (un certains nombre de travaux, souvent les plus lourds, sont à la charge du propriétaire), travaux d’aménagement plus important (on rénove toujours a minima un appartement dont on est locataire). Cette différence pourrait être investie dans apport plus conséquent qui permettrait de raccourcir votre durée de remboursement.
  3. L’accès à la propriété a un coût beaucoup plus important que l’accès à la location. S’installer dans un nouvel appartement vous coûtera au plus un mois de loyer et un mois de caution si vous passez par une agence. Un achat vous coûtera en frais de notaire environ 7% du prix du bien, sans parler des frais d’agence éventuels qui viendront s’ajouter. En tout, c’est plus de 10% du prix du bien en moyenne qui va « partir en fumée » lors de l’installation. Hé oui, les frais de notaire, c’est de l’argent définitivement perdu, jeter par la fenêtre pour le coup. Hors ces frais, cela représente plusieurs mois voir années de loyer pour un locataire. Acheter est un très mauvais choix si vous n’êtes pas sûr de garder le bien plusieurs années.
  4. Si l’accès vous coûte plus cher, le changement de logement est lui aussi plus compliqué. Quand on est locataire et que l’on a besoin de changer d’appartement, en trois mois, c’est réglé (voir un mois dans certains cas). Lorsque l’on est propriétaire, il faut trouver un acheteur pour le bien. Or, si l’on est pressé de vendre, on risque de vendre à mauvais prix. De plus, à nouveau, on va avoir des frais plus importants: frais de notaire, d’agence, travaux. Lorsque l’on est locataire, le relogement se compte en centaines ou milliers d’euros, lorsque l’on est propriétaire, on parle de dizaines de milliers d’euros.
  5. Votre achat n’est un bon investissement que si vous le gardez longtemps, or, il n’est pas sûr qu’il soit adapté aux changements qui vont survenir dans votre vie. Arrivée d’un enfant, séparation, changement professionnel, s’il est facile de changer d’appartement pour faire face aux changements probables de votre vie lorsque vous êtes locataires, les mêmes situations vécues par un propriétaire peuvent s’avérer dramatiques. Votre maison de 6 pièces avec un grand terrain sera-t-elle adaptée pour votre retraite? Votre deux pièces idéal pour un couple sera-t-il adapté lorsque vous voudrez un enfant dans deux ans?
  6. Plus l’emprunt est long, moins on rembourse de capital. L’argument du « quand on rembourse un emprunt, ce n’est pas de l’argent perdu » n’est qu’à moitié vrai. Lorsque vous remboursez la banque, juste une partie de votre remboursement vient rembourser le capital emprunté. Vous payez aussi les intérêts et l’assurance de prêt. Sur un emprunt sur dix ans, les intérêts représente environ 20% de la mensualité. Mais sur 30 ans, cela représente presque 50% des premières mensualités.
  7. Un apport plus généreux vous épargne des années de remboursements. On se concentre trop souvent sur le montant de la mensualité plutôt que sur la durée de remboursement. Pourtant, un effort d’épargne supplémentaire en apport pourra vous épargner des années de remboursement. En remboursant mille euros par mois, passer de 25 ans à 30 ans ne vous permet d’emprunter qu’environ 5000 euros de plus en capital (207 056 € au lieu de 203 325 €). C’est à dire qu’il va vous falloir 5 ans pour rembourser 5000 euros. Soit vous allez payer presque 50 000 euros de plus pour rembourser cette somme à la banque, somme que vous devriez être capable de mettre de côté sur une durée de 5 ans. Entre 20 et 25 ans, les sommes sont moins vertigineuses, mais sont quand même non négligeables: En prolongeant de 5 ans son prêt, on peut emprunter 25000 euros de plus (pour un coût global de prêt de 35 000 euros supplémentaires). Pour 15% seulement d’argent supplémentaire emprunté, le coût total de l’emprunt augmente de 50% et l’on devra payer 5 années de plus. Il vaut peut-mieux continuer à louer et épargner un peu pour acheter dans 2 ou 3 ans avec un plus gros apport.

Louer vous permet, en ces périodes d’immobilier haut, d’épargner pour pouvoir emprunter plus tard dans de meilleurs conditions et également de faire face à des changements qui pourraient survenir dans votre vie (déménagement, changement de travail, etc). Attention, acheter n’est pas une mauvaise chose, mais il ne faut pas le faire à n’importe quelles conditions.