[Focus] Comment la distraction détruit la créativité

Marketers: It’s time to reinvent creativity

Suite de notre Traduction de Focus.

Il est cruellement difficile de créer lorsque en même temps vous lisez un blog, un forum, vous envoyez un tweet ou un email, ou encore vous êtes en train de chatter. En fait, il est même quasiment impossible de faire l’une de ces choses et d’être créatif au même moment.

Bien sûr, vous pouvez alterner une activité créative avec une activité distractive, en faisant un va-et-vient entre les fenêtres de votre ordinateur. Nous l’avons tous fait un jour.


Mais la question est: cela est-il efficace? Chaque fois que nous alternons entre création et communication, par email, par exemple, nous perdons un peu de notre temps de créativité, un peu de notre attention porté sur les tâches créatives, à chaque fois que nous changeons d’activité. Notre cerveau doit changer à chaque fois de mode de fonctionnement, et cela lui prend du temps. Le résultat: nos processus créatifs sont ralentis et affectés, à chaque fosi que nous alternons nos tâches. Juste un petit peu à chaque fois. Mais systématiquement.


Créer et communiquer/consommer sont des processus cognitifs totalement séparés. Ils ne peuvent pas avoir lieux en parallèle, au même instant. Nous pouvons seulement passer de l’un à l’autre, et en faisant ça, nous dégradons l’efficacité de chacun de ces deux processus.


Toute ce que nous lisons, tout ce que nous consommons, tout ce que nous consacrons à la communication, et le temps passé à naviguer d’une tâche à l’autre, c’est du temps que nous ne passons pas à créer, à produire.

Communiquer et consommer ne sont pas en soi des choses négatives pour la productivité, en réalité elles sont nécessaires à la productivité, nous ne pouvons nous en passer. Communiquer avec d’autre permet de collaborer, ce qui multiplie notre pouvoir créatif (en tout cas, c’est mon expérience personnelle). Quand on collabore, on fait des liens avec les idées des autres, on trouve d’autres idées à partir des leurs, on apprend l’un de l’autre, on combine les idées de façon inédite et excitantes, on construit des choses que l’on n’aurait pu construire seul.

Quand nous consommons de l’information, c’est également un combustible pour votre créativité. On trouve de l’inspiration dans ce qu’ont fait les autres, on trouve de nouvelles idées, on collecte la matière première de notre créativité.


Le hic, c’est que consommer et communiquer, ce n’est ni créer, ni produire. Ces activités sont du support à la création, sont le terreau de la création, mais, à un moment donné, nous avons besoin d’arrêter de consommer, d’arrêter de communiquer, et de commencer à créer. Commencer à créer….

Adapté de Focus, de Léo Babauta.

[Focus] Everybody is a creative

Marketers: It’s time to reinvent creativity

Suite de notre Traduction de Focus.

Si vous êtes quelqu’un engagé dans un processus de création, de quelque manière que ce soit, cette notion de focus doit être quelque chose d’important pour vous. Et cela inclus bien plus de monde que le traditionnel petit cercle des “créatifs’ – artistes, écrivains, photographes, designers, musiciens, … Les gens qui créent sont un groupe bien plus large incluant:


  • Les gens qui inventent ou créent des services et des produits,

  • les enseignants qui créent des leçons ou des activités pour leurs étudiants,

  • les professeurs qui préparent des conférences,

  • toutes les personnes qui écrivent des articles de recherche,

  • les mères au foyer qui créent des activités pour leurs enfants,

  • les cadres supérieurs qui créent des plans d’activités et de développents, une vision stratégique, de nouvelles propositions de valeur,

  • les cadres dans la communication qui créent des campagnes publicitaires

  • les blogueurs,

  • les créateurs de site web, quelque soit le type de site

  • toutes les personnes qui doivent écrire des rapports

  • tous les artisans qui créent des produits physiques, comme des vêtements, des voitures, …

  • les enfants qui doivent faire leurs devoirs

  • plein d’autres types de gens…


En bref, les créatifs incluent la plupart d’entre nous, d’une manière ou d’une autre. Le Focus est crucial pour ceux d’entre nous qui créent, tout simplement car le processus de création est tellement difficile sans lui.

Adapté de Focus, de Léo Babauta.

[Focus] Une simple question avant d’aller plus loin

Pour ceux qui prennent le train en route, nous découvrons, au fur et à mesure de ma traduction, le livre Focus, de Léo Babauta, l’auteur de The Power of Less. Après avoir vu que nous vivons à l‘âge de la distraction, que nous y sommes accros, que c’est devenu notre mode de vie, et c’est ce que la société attend de nous, Léo Babauta nous pose la question suivante


Voici un petit exercice qui pourrait être plein d’enseignements: alors que vous lisiez [les articles précédents], combien de fois avez-vous été distrait ou tenté de basculer sur une autre activité? Combien de fois avez vous pensé à quelque chose d’autre que vous aimeriez faire? Ou encore pensé à vérifier vos emails ou toutes autres distractions? Combien de fois aviez-vous dû résister à la tentation de changer d’activité. Combien de choses autour de vous vous ont perturbés en faisant du bruit ou en créant une distraction visuelle alors que vous étiez en train de lire? Combien de personnes vous ont dérangé?
Dans un monde idéal, la réponse à chacune de ces questions devrait être “zero” – vous devriez être capable de lire sans aucune distraction et être complètement absorbé par cette tâche. Cependant, la plupart d’entre nous sont bombardés de distractions arrivant de tous les côtés et les réponses à ce petit exercice ont sûrement mis en lumière tout le problème.

Comment lutter contre la distraction et devenir plus productif, vous le saurez dans les jours qui viennent avec la suite du livre.

[Focus] La distraction c’est ce que l’on attend de vous.

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Vous vous réveillez un matin avec une seule idée en tête: vous ne voulez plus vivre dans cet âge de la distraction. Pouvez-vous vraiment décrocher si facilement?
Bien sûr vous pouvez, mais vous allez vous heurter de façon frontal à tout un environnement qui n’attend qu’une chose: que vous participiez corps et âmes.

Prenons un simple exemple: j’ai récemment annoncé que j’abandonnais définitivement l’email (nous verrons ce cas de figure un peu plus tard) de façon à ne pas passer tout mon temps à répondre aux innombrables solicititations et me consacrer beaucoup plus à ce que j’aime: créer. Cela m’a paru, de mon point de vue, une décision relativement simple et aisée, pourtant les réactions ont été très fortes: certains m’ont ensensés pour avoir eut un tel courage – indiquant ainsi que j’aurais réalisé une action d’une grande ampleur et d’une grande bravoure, qui rompt une norme sociétale majeure. D’autres personnes se sont indignés, voir même se sont sentis insultés dans le sens où mon choix était un mépris de leur façon de faire, et que je me prenais ainsi pour une diva qui se rend innaccessible aux sollicitations par voie électronique

Intéressant: le simple acte d’abandonner l’email était devenu, soit un acte d’un extrème courage, soit un acte d’une arrogance insensée, tout simplement parce qu’il n’est pas aligné avec l’attente de la société à ce que je sois joignable par email et que je réponde.
Intéressant surtout car à peine dix ans plus tôt, la plupart des gens n’utilisaient pas l’email et tout le monde s’en contrefichait.

L’email est juste une façette de ce que les gens attendent de vous. Jusqu’où s’élèvent ses attentes? Cela dépend de beaucoup de choses: votre travail, où vous travaillez, et les normes du groupe dans lequel vous vivez et de celui au sein duquel vous travaillez.
On attend de certaines personnes qu’ils soient disponibles en permanence, qu’ils se promènent avec leur Blackberry (ou un produit similaire) à longueur de journée – dans le cas contraire, ils seraient considérés comme injoignable ou pire, comme peu professionnels. On attend d’autres personnes qu’ils soient disponibles pour de la messageries instantanée ou sur Skype, ou d’être prêt à répondre aux nouveaux messages laissés sur un forum internet ou sur des réseaux sociaux comme facebook ou twitter. On attend d’autres personnes qu’ils suivent les nouveautés de leur industrie avec attention, et soient à l’affut de la moindre mise à jour du site internet  de la société concurrente.
Etre connecté en permanence, faire partie même de ce flux permanent de distraction, voici ce que la société, voici ce que votre entourage attend de vous. Aller à l’encontre de ces attentes est immensément difficile pour beaucoup de gens. Il faut beaucoup de bravoure et de courage pour devenir ce genre d’arrogante “Diva”, vraiment beaucoup…

Comment cela est-il arrivé? Où, quand et comment avons nous signé pour ça? Il n’y a jamais eut un moment on l’on s’est dit: “Je suis ok pour ça!”, pourtant on s’est trouvé à notre insue englué dans ces sables mouvants durant la dernière décennie et c’est maintenant difficile de s’en extraire.

Je n’ai pas dit qu’il y avait une obligation à s’en extraire, je suis juste en train de dire que nous devons repenser ses choses, et changer les attentes du système afin qu’elles correspondent à nos propres attentes, pas à autre chose.

Adapté de Focus, de Léo Babauta.

[Focus] La distraction comme style de vie.

Distractions
Suite de notre Traduction de Focus. La distraction est une drogue. C’est même un mode de vie.

Être connecté en permanence, recevoir des informations en continu, être sous le coup de distraction constantes… tout cela est devenu notre quotidien. L’ordinateur, il y a quelques années, avait une place négligeable dans nos vies – nous l’utilisions au travail, mais jamais en voiture ou dans le train. Et lorsque nous l’utilisions à la maison, lorsque nous faisions autre chose, notre premier geste était de l’éteindre. De plus, au travail, l’ordinateur avait des capacités bien limités: nous ne pouvions réaliser que certaines activités avec les applications disponibles. Il ne nous prenaient pas ainsi toute notre vie. Cela n’est plus vrai aujourd’hui. Les ordinateurs prennent le pas sur nos vies. Et pourtant, je suis un pro-technologie, un vrai. Mais je pense que nous devons prendre en considération les conséquences de notre nouveau style de vie. Nous avons créé celui-ci si rapidement, à un tel point que je pense que nous n’étions pas encore prêt. Nous n’avons pas eut le temps d’apprendre l’ensemble des stratégies pour appréhender le fait d’être connecté en permanence, nous n’avons pas de nouvelles normes culturelles pour ce monde connecté et nous n’avons aucune idée de la bonne manière de le vivre: il n’y a pas d’Internet Way of Life. Nous avons été plongé dans ce monde sans avoir eut le temps de créer le système pour l’appréhender, comme si nous faisons un plongeons dans le grand bassin sans avoir appris à nager.

Adapté de Focus, de Léo Babauta.