Le modèle ECR: Changer son comportement pour obtenir des résultats – Partie 1

Cows

Dans son livre, the Path of least resistance, Robert Fritz introduit un modèle, que je nommerai le modèle ECR (pour environnement – comportement -résultat) et une notion fondamentale du comportement humain, le chemin de la moindre résistance: c’est notre environnement qui façonne notre comportement, notre comportement correspond au chemin le plus facile dans notre environnement.

C’est en observant les rues de sa ville natale de Boston que  cette idée apparaît à Robert Fritz. Contrairement aux autres villes américaines, Boston n’est pas ce quadrillage si caractéristique de croisement de rue et d’avenue. Au contraire, la carte de Boston fait penser à celle de nos villes Européennes: un enchevètrement chaotique de rues courbes sans véritable composition logique. un plan de ville qui a été façonné par le temps. Un simple saut sur Google Maps vous fait rapidement comprendre que le plan de la ville n’a pas été conçu par quatre experts en topologie des villes en un après midi autour d’une table.

https://maps.google.fr/maps?q=boston&ie=UTF-8&ei=tKmdUdDGAemo0QXJ04C4CQ&ved=0CAsQ_AUoAg

Les rues de Boston, ont, en fait, été créée en réutilisant les anciens chemins que parcourait les troupeaux de vaches avant que la ville existe. Comment ces chemins que parcourait les vaches se sont créés: d’une façon extrèmement simple: en suivant un chemin de moindre résistance. Quand une vache doit aller d’un point A à un point B et qu’il y a une colline entre les deux, elle choisira instinctivement de contourner la colline plutôt que de l’escalader. Ce choix n’est pas le résultat d’une réflexion, mais simplement, pas après pas, le choix du mouvement qui conservera au mieux son énergie. Plutôt que d’aveuglément avancer tout droit, chacun de ses pas sera orienté plutôt vers la droite ou la gauche car le dénivelé y sera légèrement moins important, un rocher ne se trouvera pas sur le chemin, etc.

Ce qui détermine le chemin que prendra la vache, ce qui détermine son comportement, c’est son environnement. Simplement la structure de l’environnement. Et c’est ces chemins qui ont donné vie au plan de rue si particulier de Boston.

C’est notre environnement et sa structure qui influence notre comportement et non le contraire. Voilà le premier résultat fondamental que Robert Fritz met à jour dans son livre. Si l’un de vos comportement est insatisfaisant, commencez par vous poser la question de l’environnement: qu’est-ce qui, dans votre environnement, induit ce comportement. La solution se trouve peut-être tout simplement là.

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[Focus] Comment la distraction détruit la créativité

Marketers: It’s time to reinvent creativity

Suite de notre Traduction de Focus.

Il est cruellement difficile de créer lorsque en même temps vous lisez un blog, un forum, vous envoyez un tweet ou un email, ou encore vous êtes en train de chatter. En fait, il est même quasiment impossible de faire l’une de ces choses et d’être créatif au même moment.

Bien sûr, vous pouvez alterner une activité créative avec une activité distractive, en faisant un va-et-vient entre les fenêtres de votre ordinateur. Nous l’avons tous fait un jour.


Mais la question est: cela est-il efficace? Chaque fois que nous alternons entre création et communication, par email, par exemple, nous perdons un peu de notre temps de créativité, un peu de notre attention porté sur les tâches créatives, à chaque fois que nous changeons d’activité. Notre cerveau doit changer à chaque fois de mode de fonctionnement, et cela lui prend du temps. Le résultat: nos processus créatifs sont ralentis et affectés, à chaque fosi que nous alternons nos tâches. Juste un petit peu à chaque fois. Mais systématiquement.


Créer et communiquer/consommer sont des processus cognitifs totalement séparés. Ils ne peuvent pas avoir lieux en parallèle, au même instant. Nous pouvons seulement passer de l’un à l’autre, et en faisant ça, nous dégradons l’efficacité de chacun de ces deux processus.


Toute ce que nous lisons, tout ce que nous consommons, tout ce que nous consacrons à la communication, et le temps passé à naviguer d’une tâche à l’autre, c’est du temps que nous ne passons pas à créer, à produire.

Communiquer et consommer ne sont pas en soi des choses négatives pour la productivité, en réalité elles sont nécessaires à la productivité, nous ne pouvons nous en passer. Communiquer avec d’autre permet de collaborer, ce qui multiplie notre pouvoir créatif (en tout cas, c’est mon expérience personnelle). Quand on collabore, on fait des liens avec les idées des autres, on trouve d’autres idées à partir des leurs, on apprend l’un de l’autre, on combine les idées de façon inédite et excitantes, on construit des choses que l’on n’aurait pu construire seul.

Quand nous consommons de l’information, c’est également un combustible pour votre créativité. On trouve de l’inspiration dans ce qu’ont fait les autres, on trouve de nouvelles idées, on collecte la matière première de notre créativité.


Le hic, c’est que consommer et communiquer, ce n’est ni créer, ni produire. Ces activités sont du support à la création, sont le terreau de la création, mais, à un moment donné, nous avons besoin d’arrêter de consommer, d’arrêter de communiquer, et de commencer à créer. Commencer à créer….

Adapté de Focus, de Léo Babauta.

[Focus] Everybody is a creative

Marketers: It’s time to reinvent creativity

Suite de notre Traduction de Focus.

Si vous êtes quelqu’un engagé dans un processus de création, de quelque manière que ce soit, cette notion de focus doit être quelque chose d’important pour vous. Et cela inclus bien plus de monde que le traditionnel petit cercle des “créatifs’ – artistes, écrivains, photographes, designers, musiciens, … Les gens qui créent sont un groupe bien plus large incluant:


  • Les gens qui inventent ou créent des services et des produits,

  • les enseignants qui créent des leçons ou des activités pour leurs étudiants,

  • les professeurs qui préparent des conférences,

  • toutes les personnes qui écrivent des articles de recherche,

  • les mères au foyer qui créent des activités pour leurs enfants,

  • les cadres supérieurs qui créent des plans d’activités et de développents, une vision stratégique, de nouvelles propositions de valeur,

  • les cadres dans la communication qui créent des campagnes publicitaires

  • les blogueurs,

  • les créateurs de site web, quelque soit le type de site

  • toutes les personnes qui doivent écrire des rapports

  • tous les artisans qui créent des produits physiques, comme des vêtements, des voitures, …

  • les enfants qui doivent faire leurs devoirs

  • plein d’autres types de gens…


En bref, les créatifs incluent la plupart d’entre nous, d’une manière ou d’une autre. Le Focus est crucial pour ceux d’entre nous qui créent, tout simplement car le processus de création est tellement difficile sans lui.

Adapté de Focus, de Léo Babauta.

[Focus] La distraction c’est ce que l’on attend de vous.

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Vous vous réveillez un matin avec une seule idée en tête: vous ne voulez plus vivre dans cet âge de la distraction. Pouvez-vous vraiment décrocher si facilement?
Bien sûr vous pouvez, mais vous allez vous heurter de façon frontal à tout un environnement qui n’attend qu’une chose: que vous participiez corps et âmes.

Prenons un simple exemple: j’ai récemment annoncé que j’abandonnais définitivement l’email (nous verrons ce cas de figure un peu plus tard) de façon à ne pas passer tout mon temps à répondre aux innombrables solicititations et me consacrer beaucoup plus à ce que j’aime: créer. Cela m’a paru, de mon point de vue, une décision relativement simple et aisée, pourtant les réactions ont été très fortes: certains m’ont ensensés pour avoir eut un tel courage – indiquant ainsi que j’aurais réalisé une action d’une grande ampleur et d’une grande bravoure, qui rompt une norme sociétale majeure. D’autres personnes se sont indignés, voir même se sont sentis insultés dans le sens où mon choix était un mépris de leur façon de faire, et que je me prenais ainsi pour une diva qui se rend innaccessible aux sollicitations par voie électronique

Intéressant: le simple acte d’abandonner l’email était devenu, soit un acte d’un extrème courage, soit un acte d’une arrogance insensée, tout simplement parce qu’il n’est pas aligné avec l’attente de la société à ce que je sois joignable par email et que je réponde.
Intéressant surtout car à peine dix ans plus tôt, la plupart des gens n’utilisaient pas l’email et tout le monde s’en contrefichait.

L’email est juste une façette de ce que les gens attendent de vous. Jusqu’où s’élèvent ses attentes? Cela dépend de beaucoup de choses: votre travail, où vous travaillez, et les normes du groupe dans lequel vous vivez et de celui au sein duquel vous travaillez.
On attend de certaines personnes qu’ils soient disponibles en permanence, qu’ils se promènent avec leur Blackberry (ou un produit similaire) à longueur de journée – dans le cas contraire, ils seraient considérés comme injoignable ou pire, comme peu professionnels. On attend d’autres personnes qu’ils soient disponibles pour de la messageries instantanée ou sur Skype, ou d’être prêt à répondre aux nouveaux messages laissés sur un forum internet ou sur des réseaux sociaux comme facebook ou twitter. On attend d’autres personnes qu’ils suivent les nouveautés de leur industrie avec attention, et soient à l’affut de la moindre mise à jour du site internet  de la société concurrente.
Etre connecté en permanence, faire partie même de ce flux permanent de distraction, voici ce que la société, voici ce que votre entourage attend de vous. Aller à l’encontre de ces attentes est immensément difficile pour beaucoup de gens. Il faut beaucoup de bravoure et de courage pour devenir ce genre d’arrogante “Diva”, vraiment beaucoup…

Comment cela est-il arrivé? Où, quand et comment avons nous signé pour ça? Il n’y a jamais eut un moment on l’on s’est dit: “Je suis ok pour ça!”, pourtant on s’est trouvé à notre insue englué dans ces sables mouvants durant la dernière décennie et c’est maintenant difficile de s’en extraire.

Je n’ai pas dit qu’il y avait une obligation à s’en extraire, je suis juste en train de dire que nous devons repenser ses choses, et changer les attentes du système afin qu’elles correspondent à nos propres attentes, pas à autre chose.

Adapté de Focus, de Léo Babauta.

[Focus] La distraction comme style de vie.

Distractions
Suite de notre Traduction de Focus. La distraction est une drogue. C’est même un mode de vie.

Être connecté en permanence, recevoir des informations en continu, être sous le coup de distraction constantes… tout cela est devenu notre quotidien. L’ordinateur, il y a quelques années, avait une place négligeable dans nos vies – nous l’utilisions au travail, mais jamais en voiture ou dans le train. Et lorsque nous l’utilisions à la maison, lorsque nous faisions autre chose, notre premier geste était de l’éteindre. De plus, au travail, l’ordinateur avait des capacités bien limités: nous ne pouvions réaliser que certaines activités avec les applications disponibles. Il ne nous prenaient pas ainsi toute notre vie. Cela n’est plus vrai aujourd’hui. Les ordinateurs prennent le pas sur nos vies. Et pourtant, je suis un pro-technologie, un vrai. Mais je pense que nous devons prendre en considération les conséquences de notre nouveau style de vie. Nous avons créé celui-ci si rapidement, à un tel point que je pense que nous n’étions pas encore prêt. Nous n’avons pas eut le temps d’apprendre l’ensemble des stratégies pour appréhender le fait d’être connecté en permanence, nous n’avons pas de nouvelles normes culturelles pour ce monde connecté et nous n’avons aucune idée de la bonne manière de le vivre: il n’y a pas d’Internet Way of Life. Nous avons été plongé dans ce monde sans avoir eut le temps de créer le système pour l’appréhender, comme si nous faisons un plongeons dans le grand bassin sans avoir appris à nager.

Adapté de Focus, de Léo Babauta.

[Focus] L’Âge de la Distraction

Zen......
Voici un premier extrait de Focus, le second livre de Léo Babauta dont j’ai entrepris la traduction. Bonne lecture.

 

“Nous gaspillons notre vie sur des détails…

simplifier, simplifier.”

– Henry David Thoreau

Nous vivons une époque curieuse. Nous l’appelons courament l’âge de l’information. Cependant, quand on y pense, on pourrait également l’Âge de la Distraction.

Bien que l’humanité ait toujours connu la distraction – depuis la nuit des temps où les hommes chassaient les moucherons autour du feu de camps jusqu’à notre XXeme siècle, ses piles de courriers et ses téléphones qui sonnent sans cesse – les distractions n’ont aujourd’hui jamais été si nombreuses, si intenses, si omniprésentes, si persistantes qu’aujourd’hui. Le téléphone sonne toujours, le courrier aussi bien sûr (sans compter les moustiques), mais à cela s’est ajouté les emails, sans compter Twitter et Facebook. Les fenêtres de navigateur internet ouverte s’empilent sur votre bureau virtuel. Et puis, il y a également votre téléphone mobile, jamais éteint, qui lui aussi ne cesse de sonner. De plus en plus, nous sommes connectés, pris au milieu d’un flus d’information, au coeur d’une passe d’arme où notre attention ne sait choisir son camp et nous sommes engagés dans une sombre nébuleuse d’activités multi-tâches.
Alors même que nous travaillons, nous sommes assaillis de distractions de toutes parts. Face à l’écran de notre ordinateur, avec ces notifications d’email et autres pop-up qui surgissent à tout instant. Il faut aussi compter avec l’addiction à la navigation internet, qui fournit non seulement une liste sans fin de site à explorer, un véritable trou noir virtuel qui capte toute votre attention de page en page et de lien en lien; mais qui fournit également une infinité d’opportunité pour les achats en ligne, pour chatter avec des gens à l’autre bout du monde ou du couloir, pour trouver les derniers ragots et dernières dépèches, pour se délecter du poids des mots et du choc des photos, et des opportunités pour tant de choses encore.
Et pendant le temps que vous vous balladiez sur le net, de nouveaux emails sont arrivés, qui attendent eux aussi une réponse rapide. Vous avez plusieurs programmes d’ouverts, chacun d’eux avec ses tâches à terminer. Plusieurs personnes veulent chatter avec vous, divisant encore votre attention un peu plus.

Et cela se passe là, maintenant, juste en face de vous. Votre téléphone qui sonne d’un côté, votre mobile de l’autre, vous entendez la musique sortir des écouteurs de vos deux collègues de bureau, cet autre collègue qui débarque sans prendre garde dans votre bureau pour vous poser une question, la pile de courrier entrant qui s’empile dans la corbeille et qui demande également votre attention, sans parler de tous ces autres papiers qui jonchent votre bureau , quelqu’un vous demande pour un meeting, un autre fait la distribution de bonbon pour je ne sais quelle raison. La distraction est partout, omniprésente.

Avec autant d’événement qui sont en compétition pour avoir votre attention, votre ressource la plus rare, et si peu de temps pour ce consacrer sur vos tâches réelles, il n’est plus vraiment étonnant que rien ne soit jamais terminé à temps.

Alors votre journée de travail prend fin, les attaques pour détourner votre attention continue, elles. On prend avec soit en permanence son téléphone mobile, avec son flot de sms et d’email, auquel il est urgent de répondre, et d’appels entrant que l’on ne peut ignorer. Quand ce n’est pas le téléphone, nous avons toujours quelque chose à lire, que ce soit sous forme papier (ces journeaux gratuits que l’on distribue à l’entrée du métro) ou ses pages web que l’on continue de consulter sur sa tablette ou son mobile. Sans parler, tout au long du trajet, des publicités omniprésentes, qui s’empare de notre attention mais aussi de nos désirs.
Une fois à la maison, il y a cette fois la télévision, elle aussi avec ses dizaines de chaînes qui cherchent toutes à capter votre attention, votre audience, votre temps de cerveau disponible pour le vendre aux annonceuirs et leurs 500.000 clips publicitaires, prêt à éveillé en vous de nouveaux désirs. Il y a votre ordinateur personnel, qui trône au milieu de votre salon, et qui attend que vous vous replongiez dans votre travail, que vous envoyez de nouveaux messages à vos collègues, ou encore de nouvelles distractions, de nouvelles heures de shopping ou de lectures de pages web. Et il y a aussi vos enfants et votre épouses qui demandent votre attention, vos amis, vos colocataires, le téléphone qui sonne, et votre mobile que vous n’avez toujours pas éteint.
Cet état de fait est sans précédent. Il est même alarmant.

Nous sommes entrés dans cette ère de la distraction insidieusement, sans même se rendre compte de ce qui est arrivé et sans que nous ayons pris conscience de ces conséquences. Nous avons été témoins de l’expansion d’Internet et de l’enthousiasme qui l’a accompagné. Nous savions que les mobiles seraient de plus en plus sophistiqués et qu’ils nous apporteraient chaque jour de nouveaux services. Nous savions que certains s’offusqueraient de cette connectivité permanente et d’autres s’en feraient les apôtres.

Ce que nous ne savions pas, c’est que, bien que les opportunités offertes par le monde online ne soient pas une mauvaise chose en soi, les distractions constantes que ce monde apporte, ces demandes d’attention toujours plus urgentes qu’il nous impose, le stress induit par le passage incessant d’une tâche à l’autre, l’érosion de notre temps libre et de notre capacité à vivre dans un environnement appaisé… Peut-être n’avons nous pas vraiment réalisé à quel point ce monde numérique changerait nos vies.

Peut-être certains ne s’en sont pas encore rendu compte.

Si tellement de phénomènes ne cessent de demander notre attention, peut-être devrions nous prendre un instant pour porter notre attention sur ce phénomène.

 

Adapté de Focus de Leo Babauta.

Work in Progress, Traduction de Focus, de Leo Babauta.

Léo Babauta, l’auteur de Focus

Léo Babauta est l’auteur du Best-Seller sur la productivité, The Power of Less, que j’avais chroniqué il y a quelques mois. Léo Babauta a écrit d’autres livre, dont Focus, qu’il a créé de façon tout à fait original: le livre a été écrit de façon « ouverte », sous Google Docs, où les lecteurs pouvaient voir l’avancée du travail d’écriture au fur et à mesure.

Autre originalité du livre, Léo Babauta a renoncer à ses droits sur le livre! Il fait partie du domaine public. Une étape qui va encore plus loin que le Creative Common, chacun a le droit d’adapter, de publier, de modifier le livre et même d’en faire un usage commercial sans même en citer l’auteur ou le rétribuer.

J’ai décidé de traduire focus en Français  en suivant la même démarche que son auteur: pas de droit d’auteur sur mon travail de traduction et un work in progress accessible publiquement. Que va donner cette démarche originale, je n’en ai aucune idée, mais je suis curieux de voir. Wait and see.