Rester sur sa faim

 outer limits, season 2, episode 9

Par Leo Babauta

Je pense que la plupart d’entre nous à tendance à toujours vouloir faire le maximum qu’il peut. Mais parfois, en faire moins est une meilleure chose.

Lorsque nous allons dans un bon restaurant, nous avons envie de goûter à tous les plats, de faire « entrée, plat, dessert », de manger le maximum parmis ces choses délicieuses qui nous sont proposées. Mais nous repartons alors notre repas sur l’estomac, la digestion difficile et nous avons pris du poids.

Lorsque que vous courez, vous essayez souvent de courir le plus longtemps et le plus vite possible. Et la fatigue et les courbatures de cette course vous empêche de recommencer le lendemain.

Lorsque vous voyager dans un nouveau pays, vous avez envie de tout voir, de faire le plus de choses possiles, et vous revenez de vos vacances plus fatigué qu’avant de partir.

Lorsque nous travaillons ou naviguons en ligne, nous passons d’une tâche l’autre, d’une page l’autre, continuellement, et nous n’arrêtons la navigation que tard dans la nuit, ou que lorsque nous n’avons plus de temps disponible.

Comment pourrions-nous contrer cette tendance à toujours vouloir faire plus?

Il faut se laisser aller à ce sentiment d’en vouloir toujours plus, plus le laisser s’éteindre… et partir en restant sur sa faim

L’autre jour, j’étais sorti pour aller courrir, avec l’intention de repousse rencore les limites. Et puis, cette idée de me dépasser est partie, et j’ai fait une sortie à une allure modérée. Le lendemain, plutôt que l’épuisement et les courbatures, c’est l’envie de courir à nouveau qui m’attendait au réveil. Au final, j’aurai plus couru, j’aurais fait mieux pour ma santé.

Lorsque vous dînez, n’essayer pas de manger le plus possible. Manger moins, quitter la table avec l’envie de manger encore un peu. Cela ne va pas vous tuer. C’est juste un travail sur soi-même. Ca demand eun peu de pratique. Le résultat est que vous vous sentirez en meilleur santé, et que votre balance vous remerciera.

Lorsque vous voyagez, ne multipliez pas les visites. Voyez moins de choses et prenez votre temps. Quittez une ville en vous disant qu’il restera des choses à voir pour la prochaine visite. Repartez en restant un peu sur votre faim.

Quand vous êtes sur votre ordinateur, vous pouvez l’éteindre avant d’avoir tout terminé. Vous n’aurez, de toute façon, jamais tout terminé. L’éteindre plus tôt signifie garder un peu de votre énergie pour autre chose.

Faîtes en moins, gardez-en un peu sous le pied. Apprécier déjà ce que vous avez. C’est déjà beaucoup.

Adapté de l’article original : http://zenhabits.net/want/

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Vouloir toujours plus: une futilité?

Harding's Improved Counter (patented)
Par Leo Babauta

Durant les huit dernières années, je me suis senti pris entre deux envies: l’envie de m’améliorer et l’envie de me contenter de ce que je possède.

Pour être honnête, je n’ai pas complètement réussi à résoudre ce conflit, mais j’y travaille.

Quel es tl’origine de ce conflit? Quand j’ai commencé mon blog Zen Habits, il y a plus d ehuit ans maintenant, j’ai travaillé pendant plus d’un an à changer mes habitudes, avec un succès certain. Tous ces changements s’appuyaient sur mon insatisfaction personnelle. J’ai eu beaucoup de succès, mais ce sentiment d’insatisfaction ne m’a jamais quitté.

J’ai alors travaillé sur la notion de contentement: apprendre à me sentir satisfait de ce que j’ai déjà. Cela signifie accepter beaucoup de choses chez moi, apprendre à apprécier ce que je possède, apprendre le concept de suffisant pluto que de vouloir sans cesse avoir plus et être mieux.

Je suis devenu plus heureux en apprenant à me satisfaire de ce que je possède déjà.

Voilà aussi ce que j’ai appris récemment

Ce conflit ne m’a pas quitté. Chaque jour, je ressens le besoin de poursuivre un but: courir un ultramarathon, avoir des abdos en tablettes de chocolat, apprendre une nouvelle langue, apprendre à faire de la programmation ou jouer d’un instrument de musique, et bien d’autres choses encore. Il n’y a rien de vraiment mauvais avec ce besoin. C’est simplment humain, et ça nous apporte, au final, de bonnes choses.

Ce besoin ne s’arrête pas. Je veux toujours être moi en mieux. Je ne suis jamais entièrement satisfait. Quand cela pourra-t-il être suffisant? Serais-je un jour heureuse avec ce que je suis?

Ce besoin n’est pas forcément quelque chose d’utile. Je le ressent en lisant un magazine, ou un article de blog et en me disant: ce serait cool que je fasse cela. Je lis des liste de choses que je devrais faire un jour, des lieux que je devrais visiter, des réalisations que certains ont réussi. L’idée apparaît dans ma tête et je dois le faire. Soudain, j’ai un nouveau but. Mais ce but n’est pas lié forcément à quelque chose d’important pour moi, mais juste à une image dans ma tête, qui me fait dire que ma vie serait incroyablement mieux si j’achevais cet objectif.

Mais une fois l’objectif atteint, ma vue n’est pas incroyablement mieux.. J’apprends toujours quelque choses de ces expériences et de ce parcours pour atteindre mes objectifs, mais le résultats n’est pas la vie que j’avais fantasmé. J’ai couru un ultra marathon, j’ai minci, j’ai appris des rudiments de programation… mais ma vie n’est pas vraiment mieux. Le fantasme n’est pas devenu réalité.

Ma course après mes objectifs ne m’a pas mené à un résultat qui a du sens.  En courant après des objectifs, en regardant sans cesse comment m’améliorer, je n’ai pas trouvé quelque chose qui ait apporté du sens dans ma vie. Tout cela n’était que du fantasme, de l’imagination et pas de la création de sens.

Le sens est tout ce qui compte. Si la course à faire plus et à m’améliorer n’a rien créé qui ait du sens dans ma vie, il y des des choses qui en ont: Ecrire ce blog et aider les gens de mon programme est quelque chose qui a du sens pour moi, car j’aide les autres à prendre de bonnes habitudes, à trouver de la satisfaction dans leurs vies. Faire des choes avec mes enfants me donne l’impression de faire quelque chose qui a du sens, car grâce à moi, grâce à ce que je faios, ils se sentent aimés. Ecrire un nouveau livre me semble être quelque chose qui ait du sens, car je l’ai fait par amour pour mes lecteurs. Toutes ces choses valent le coup d’être poursuivies.

Je peux juste m’observer, je peux laisser aller. Ce n’est que recemment que que j’arrive à prendre conscience de ce besoin d’amélioration, de faire toujours plus, et de le laisser tranquillement s’éteindre. Je n’arrive pas à contrôler l’apparition de ces besoins ou envies de m’améliorer, mais je suis pleinement conscient de leur existence. J’arrive alors à me rendre compte qu’elle n’ont pas de sens pour moi. Ce sont justes des fantasmes, des envies. J’arrive à en prendre conscience et les laisser s’éteindre. Cela n’a pas toujours été facile: laisser ces envies s’éteindre plutôt que de les poursuivre, mais poursuivre ses objectifs qui n’ont pas de sens n’a jamais eu le résultat que j’avais excompté, et j’ai passé des mois et des années à les poursuivre au lieu de consacrer ce temps à faire des choses qui créent de la valeur.

Je n’ai pas, à ce jour, toutes les réponses, mais j’ai réalisé qu’avec le temps limité qu’il me reste à vivre, je veux juste le consacrer aux choses qui ont du sens, pas juste à ce qui semble sympa et cool.