[Investissement] Investissement en SCPI, retour d’expérience.

Comme je l’avais expliqué dans un article précédent, j’ai réalisé un petit investissement dans une SCPI de rendement. L’avantage de l’investissement en SCPI, c’est qu’il peut être réalisé à crédit, d’une part, est que les prix des parts sont relativement abordables.
Dans mon cas, j’ai acheté en juillet dernier 50 parts de la SCPI Immorente au prix unitaire de 312 euros la part, soit un total de 15600 euros financé par un crédit de 15000 euros sur 5 ans. Depuis janvier, j’ai reçu à deux reprises des dividendes, un de 58 euros début Q4 (correspondant à Q3) et un dividende exceptionnel en Décembre de 79 euros.  Soit un total de 137 euros pour la première année (la SCPI a un fonctionnement un peu particulier, pour ne pas pénaliser les anciens par rapport aux nouveau entrants, il y a une période de deux mois où l’on ne touche pas les loyer, de plus, il y a un léger décallage d’un mois entre la fin de l’exercice trimestriel et le paiement. Les loyers de Q4 seront reçus ce mois-ci, en janvier.
J’ai « investi » cette année, en remboursement de prêt 2433 depuis juillet (en six mensualités, plus les frais de dossier et les 600 euros d’apport personnel). Ma SCPI m’a donc rapporté plus de 5% de la somme que j’ai investi cette année en 6 mois. Si je n’avais pas eut recours au prêt et que j’avais investi en direct, j’aurais donc pu acheter environ 8 parts. Ces huit parts m’auraient rapporté cette année environ 22 euros au lieu des 137 euros.
Cet exemple illustre bien l’intérêt de l’utilisation du crédit pour financer un investissement: ce n’est pas votre argent qui travaille mais celui de la banque! Sur cette première année, c’est donc 6 fois plus de revenus que je reçois en finançant mon investissement par un crédit plutôt qu’en le faisant en direct. On parle d’effet de levier du crédit, qui va multiplier vos gains (ou vos pertes le cas échéant). Le revert de la médaille, c’est qu’en empruntant, vous vous créer une obligation de rembourser (Si j’investis en direct, je peux décider du jour au lendemain d’arrêter d’investir pour utiliser autrement cet argent, si j’ai fait un emprunt, je suis tenu de le rembourser).
Ah oui, le mois suivant mon achat, le prix de la part de la SCPI a augmenté de 8 euros, soit une valorisation totale de 400 euros pour les 50 parts, ce qui est venu combler une partie des frais d’entrée (Environ 10%). La suite l’année prochaine!
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[Finances Perso] Bilan financier 2012.

Le début d’année est traditionnellement une période de bilan. Il y a deux ans, en cherchant tout autre chose, j’ai découvert le site esprit riche, tenu par Michael Ferrari, parallèlement à ma découverte du PMBA. La lecture de ce blog, puis l’adaptation par son auteur du livre de Ramit Sethi, m’a fait prendre conscience de ma gestion laxiste de mon porte-feuille. Je n’étais pas un irrécupérable cependant: je n’avais jamais été à découvert, jamais de facture impayé, seul un prêt voiture au niveau des dettes. Cependant, il était clair que la situation n’était pas non plus satisfaisante: pas un seul investissement et une épargne de protection qui se limitait à un mois de loyer d’avance. Faire mon bilan financier m’a permis de prendre conscience de l’inadéquation de mes dépenses et de mon mode de vie avec mes objectifs à long terme.

Il y a deux choses que j’ai appris en deux ans:

  1. Prendre en main mes finances est beaucoup plus long qu’il n’y parait (on ne change pas  de mauvaises habitudes prises durant des années si facilement et il y a des schémas mentaux à changer. cela prend du temps.)
  2. Prendre en main mes finances m’a rapporté beaucoup plus que je ne l’imaginais.

Il y a deux ans, quelques mois avant d’avoir pris mes premières mesures, mon patrimoine était composé de 4000 sur des comptes épargne, 4500 euros placé sur un compte d’entreprise et une dette pour ma voiture de près de 3000 euros, soit un actif net de 5500 euros (à peine de quoi tenir 3 mois avec mon train de vie de l’époque, car je finissais mes mois en négatifs et vivait à l’équilibre grâces aux 13 eme mois, primes et autres bonnes surprises). A l’issue de la première année, grâce à un effort d’épargne et  un changement de job  (et le solde  de tout compte), mon actif net est passé à 22000 euros, composé pour moitié d’une épargne de sûreté.

Je termine cette année 2012 avec un patrimoine net de 40000 euros (54000 euros de patrimoine total), patrimoine que j’avais prévu d’atteindre en décembre 2013. Soit un an d’avance sur l’objectif que je m’étais fixé bien plus que ce que j’avais espéré en janvier dernier (je visais 8000 euros d’épargne pour cette année).

Depuis un an, j’ai

  1. Changer de banque pour une banque en ligne: des frais banquaires réduits à néant
  2. Créer mes premiers revenus passifs (dividendes et revenus d’affiliation) pour un total d’environ 1280 euros.
  3. Epargner plus de 12000 euros soit environ 27% de mes revenus.
  4. Terminer de payer mes dettes (prêt pour l’achat d’une voiture).
  5. Réaliser mon premier investissement à crédit (achat de 15600 euros de part de la SCPI Immorente réalisés avec un prêt sur 5 ans)
  6. Automatisé une partie de mes comptes.
  7. Revendu ma voiture pour 4200 euros.

Ce qui est intéressant c’est qu’une partie des mesures prises cette année n’ont pas encore porté leurs fruits:

  • L’achat de SCPI, réalisé cet été, entraîne une perte la première année en raison des frais d’entrée élevé et du non- paiement du premier trimestre, je commencerai l’année prochaine à avoir un retour sur investissement.
  • La revente de ma voiture, qui est en cours, va entraîner une réduction des dépenses associées (entretien, essence, parking).
  • Mon déménagement, pour un appartement moins cher et plus proche de mon travail, et tout aussi agréable, va m’économiser du temps et de l’argent.

Surtout j’ai pas mal appris sur moi-même pendant ses deux ans:

  • grâce au calcul de la valeur de mon temps travail, sur ce qui compte vraiment pour moi. J’ai donc un budget actuel qui me ressemble et convient à mon mode de vie. Il n’est plus vraiment une source de frustration. J’économise plus et paradoxalement, je me sens moins frustré.
  • avoir une bonne réserver de cash et d’or me rend plus serein. L’un de mes objectifs de cette année sera d’augmenter petit à petit cette réserve de précaution pour qu’elle atteigne 1 an de dépenses, puis 2 ans. Je me suis rendu compte que cette sécurité financière est une chose importante pour moi.
  • nos habitudes de consommation sont fortement liées à notre frustration. Lorsque je n’avais pas d’argent d’avance, j’avais toujours des envies d’achat compulsifs. Aujourd’hui, alors que je pourrais me le permettre, je n’en ressent plus le besoin. Il y a un « goût de l’interdit » en matière de consommation.

Si en matière de finance, 2012 a marqué la vrai prise en main de mon budget, tout n’était pas parfait (dépenses non provisionnées comme mon déménagement, etc). Des points qui sont à améliorer pour le budget 2013!

Revue du Net PerForMens #1

Le tour du net et des articles les plus inspirants.

Finances personnelles et investissements.

Pourquoi avez vous peur d’investir? par getRichSlowly

Vivre en dessous de ses moyens, par The Simple Dollars

La rentabilité  d’un bien immobilier, sur Immobilier Danger

Créer ou consommer, par The Minimalists.

Communication

5 questions à poser pour laisser une impression durable, par Nathanael.

Marketing

Le paradox de l’attention par Seth Godin.

Developpement Perso et efficacité

Prendre le contrôle, par Ramit Sethi

Simplifier l’usage d’internet, par Leo Babauta.

Ce que Brian Eno et Frank Zappa nous apprennent, par Gaping The Void.

Live your Legend mais à votre disposition un guide pour facilité l’expression de vos objectifs.

Apprivoiser ses peurs sur Esprit Riche.

[Finances Perso] Créer un budget: les 4 catégories à répartir.

 

Le but de la construction d’un budget est de décider a priori où va aller votre argent. Si vous ne décidez pas où partira votre argent quelqu’un d’autre le décidera à votre place, et ce ne sera pas pour votre bien mais pour le sien. Le modèle de budget proposé dans I will teach you how to be rich (traduit en Français par Mickael Ferrari d’Esprit riche) est extrèmement pertinent et c’est celui que j’utilise chaque année pour étatablir mon budget: il divise de façon simple les types de dépenses ce qui vous permet facilement de mettre en place votre budget.

Votre budget doit  se répartir en 4 catégories:

  1. Les dépenses de bases: ce sont les dépenses qui vous permettent de vivre convenablement, on y inclut le loyer, l’eau, la nourriture, l’électricité, le téléphone, le gaz, les transports pour se rendre au travail, les impots, etc. Idéalement, ces dépenses devraient représenter pas plus de 60% de votre budget.
  2. L’épargne à long terme. Il s’agit de la part que vous mettez de côté chaque mois pour le très long terme. Elle va servir dans un premier temps à constituer votre épargne de précaution pour vous mettre à l’abri d’un coup du sort, puis dans un second temps à investir. ce poste est le garant de votre santé financière à long terme. Elle doit représenter au minimum 10% de vos revenus.
  3. L’épargne à court terme: les savings. C’est l’épargne destinée à être dépensé. Ce poste budgétaire est primordial et c’est lui qui fait la vrai différence entre quelqu’un qui sait prévoir et quelqu’un qui ne sait pas prévoir. Qui n’a pas connu le coup du sort de la machine à laver qui tombe en panne le mois où l’on part en vacances. Quand vous achetez une machine à laver,  vous savez qu’elle ne durera pas toute votre vie. Un ordinateur, une voiture, pareil. La première chose à faire à chaque achat conséquent est créer une épargne de court terme pour son remplacement, c’est votre assurance panne. Pour une machine à laver à 300 euros, mettez 5 euros de côté chaque mois. Au bout de 5 ans (durée de vie moyenne de la machine et de l’extension de garantie qu’on a essayer de vous vendre), le jour où votre machine tombe en panne, vous aurez de quoi la changer. 5 euros, c’est très peu et ils seraient sûrement vite dépensé autre part.  Je réalise cette opération pour chaque élément d’électroménager et mon ordinateur. Cela représente la somme de 36 euros qui part sur un compte dédié. De façon similaire, j’ai  géré en mensualisant sur des comptes dédiés: mon budget vacances annuel, les cadeaux de Noël, les cadeaux pour les anniversaires, mariages, etc (vous avez déjà remarqu que les mariages tombent généralement tous les mêmes mois), et les idioties imprévisibles.
  4. Les dépenses de loisirs: le reste des dépenses, c’est pour les loisirs et le plaisr. Pas de morale sur leur utilisation. Si vous avez constitué correctement vos épargne de long et court terme, soyez libre de dépenser ce qu’il reste comme bon vous semble.

Construire son budget n’est pas forcément un travail si fastidieux, le suivre est plus compliqué. Gardons le donc au plus simple.

[Dev. Perso] La Revue de l’année

Il y a deux ans, Josh Kaufmann, l’auteur du PMBA, avait publié, en marge de ses revues de livre, un article sur une méthode héritée de Peter Drucker, l’inventeur du management moderne: la revue annuelle.

En effet, si le début d’année est la période des nouvelles résolutions, le changement d’année marque aussi bien souvent le bilan de l’année précédente, et souvent l’on est déçu par les belles résolutions prises les années précédentes, qui n’ont duré, au mieux, que jusqu’à la fin janvier. On a souvent l’impression d’être au même point, de n’avoir guère avancé.

« Ce phénomène est normal, il n’y a rien d’anormal chez vous », proteste Kaufmann. Selon lui, nos réussites, nos avancées sont très vite avalées par le tapis roulant hédoniste (« hedonist treadmill »), notre tendance naturelle à revenir à notre niveau de bonheur et de satisfaction bien que nous malgré de majeur avancées de notre niveau de vie. Lorsqu’un personne améliore son niveau de vie, par exemple financièrement, ses besoins et ses attentes augmentent proportionnellement, ce qui a pour résultat une stabilisation de son état de satisfaction. Vous avez acheté votre nouvel appartement, bien plus spacieux que le précédent dans lequel vous vous sentiez tellement à l’étroit. Vous vous sentez en plein bonheur pendant… deux ou trois semaines. Au bout d’un mois, la routine reprend ses droits, vous êtes dans le même état que le mois précédent. Maintenant c’est votre voiture qui se fait vieille. Parlons-en de la voiture. J’ai eut trois voitures dans ma vie. La première était une vieille R5 d’occasion héritée d’un oncle, avec les poignées pour ouvrir les vitres et un moteur qui démarrait un peu quand il voulait. J’ai ensuite eut une 106, plus puissante, vitres électriques etc. Puis une Seat Ibiza, encore plus puissante, toutes options, climatisation. A chaque fois, cela a été grisant d’avoir une nouvelle voiture, mais seulement pendant quelques semaines. Avec le recul, je n’étais pas plus heureux avec ma vieille R5 ou ma 106 et ses 120 000 km au compteur qu’avec ma Seat. Le seul changement: lorsque je roulais en 106, il m’était devenu inimaginable de ne pas avoir les vitres électriques, lorsque j’ai eut ma seat, il n’était plus imaginable pour moi d’avori une voiture sans climatisation. Ce qui était du luxe quand j’étais étudiant est devenu le minimum acceptable une fois devenu salarié. Cela aurait pu continuer avec une Audi TT puis une Porsche 911 plus tard. On s’acclimate plus vite qu’on ne le croit à notre nouveau mode de vie.

Chaque fois que vous vous approcher d’un ideal, celui-ci va s’éloigner, comme même en roulant toute la journée avec ma petite R5, je n’ai jamais atteint l’horizon qui est devant mois. Et, en roulant, on ne fait pas attention aux bornes kilométriques que nous avons passé, les accomplissements de l’années. Il y aura toujours un ideal à poursuivre, un horizon à atteindre, un pays plus lointain à explorer. Le problème est que cette course en avant peut être pour le meilleur (apprendre toujours plus, connaître plus le monde, s’améliorer sans cesse) et pour le pire (la course à la consommation). Mais dans les deux cas, une constante demeure: l’insatisfaction de l’état dans lequel vous vous trouvez. Même des personnes ayant eut une vie remplie de succès peuvent avoir ce sentiment d’insatisfaction et d’avoir à peu près tout raté.

Comme sur la nationale 5 au volant de ma petite R5 pour descendre sur la côte d’azur, il faut de temps à autre faire un pause pour remettre de l’essence et se dégourdir les jambes. C’est l’occasion également de prendre votre carte, de regarder où vous en êtes et de constater le chemin parcouru. Faire le point sur vos accomplissements est nécessaire de temps à autre et va vous redonner un bon coup au moral. Comme le passage à la pompe va faire remonter l’indicateur du réservoir de votre voiture. Comme le changement d’année, symboliquement, est une période de bilan, n’est-ce pas le moment idéal pour le faire. Kaufmann propose la méthode suivante:

Réfléchissez où vous en étiez l’année dernière à la même époque. Que faisiez vous? Où viviez vous?  Avec qui? Quel était votre métier.

Attrappez une feuille de papier et faites une liste. Réfléchissez bien, qu’avez vous accompli cette année? Qu’avez vous appris? Qu’est qui est arrivé et que vous n’aviez pas prévu? qu’est-ce qui a changé?

A titre d’exemple, voici ce qui a ponctué ma vie en 2012:

  • Forme et santé: j’ai continué à suivre une alimentation paléolithique , changement initié depuis plusieurs années qui m’a permis de retrouver une meilleure forme et une meilleure santé. J’ai retrouvé le même poids qu »il y a 10 ans. J’ai également repris une activité physique régulière en rejoignant une salle de crossfit. J’ai clairement amélioré ma condition physique et découvert que malgré un passé sportif non négligeable (20 ans de judo et 4 marathons) j’avais de grosses lacunes physiques.  J’ai passé ma première barre à 100kg au Deadlift. 
  • Finance et Argent: initié il y a deux ans, j’ai vraiment pris en main mon budget et atteint les objectifs d’épargne que je m’étais fixé en épargnant 23000 euros sur mes revenus de cette année alors qu’il y a trois ans, je finissais l’année à zero. J’ai remboursé toutes mes dettes sur du passif, réalisé un premier investissement dans des SCPI et généré mes premiers revenus passifs représentant environ un mois de dépense de base. J’ai réalisé différentes actions (vente de voiture, achat de SCPI, etc) qui vont me permettre d’investir encore plus l’année prochaine et de plus voyager.
  • Relations sociales: J’ai aménagé dans la région parisienne avec ma compagne. Je suis devenu secrétaire adjoint de l’association mybusinesseducation.
  • Compétences: J’ai réussi ma prise de fonction dans la nouvelle société dans laquelle j’ai été embauchée l’année dernière et j’ai trouvé ma place bien que je n’avais pas l’expérience du poste. J’ai lu une vingtaine de livres du PMBA et j’ai énormément appris au contact des autres au sein de l’association MyBusinessEducation.  J’ai également créé un blog sur le régime paléolithique qui a atteint 3000 visiteurs unique chaque mois.
  • Hobbies: Ma troupe de spectacle a joué cette année devant 250 personnes alors que nous avions commencé il y a deux ans dans une salle minuscule. Avec la troupe parisienne, nous avons fait l’ouverture de la nuit du samedi au Paris Burlesque Festival.

Ce qui est amusant en faisant cette liste, c’est à quel point j’ai finalement fait beaucoup de chose: bien plus que les années précédentes. Sans avoir fait cette liste, si l’on m’avait demandé ce que j’avais fait cette année, j’aurais dit « bof, rien de neuf ». En faisant une telle liste, on se rend compte à quel point on est capable de réaliser sur une période aussi longue qu’un an à condition de prendre de bonnes habitudes chaque jour plutôt que de se laisser porter par le courant. Si vous avez accompli tant en une année, le champs des possibles pour les dix années à venir est grand ouvert. Quant à parler d’un horizon à dix ans, pourquoi ne pas faire, maintenant que vous êtes chaud, votre revue des dix dernières années. Il a dut s’en passer depuis 10 ans!

[Finance Perso] Investir dans l’immobilier à Paris en 2013.

En feuillettant le magazine le Revenu à la pause café à midi, je suis tombé sur un petit encadré indiquant la conviction forte du magazine sur l’investissement dans l’immobilier locatif à Paris. Conseil assez étonnant selon moi.

L’immobilier locatif permet deux formes de revenus:

  1. Les loyers, payés par les locataires mensuellement. Le magazine indique que le revenu locatif moyen à paris est de 3,9% brut (c’est-à-dire hors impot et sans les charges).
  2. La plus-value, qui peut être réalisée à la revente de l’appartement (dans le cas où vous revendez l’appartement plus cher que vous ne l’avez acheté).

A l’heure actuelle, comme chacun le sait,  l’immobilier est très haut, il a battu des records les années précédentes, particulièrement à Paris. Je fais partie des personnes qui pensent qu’ils y aura une forte baisse de l’immobilier locatif dans les années à venir, comme la crise qui a frappé les années 1990 (-40% entre 1991 et 1998 – et l’on entend toujours dire que l’immobilier est un placement sûr!), mais je peux me tromper. Cependant, le ralentissement des transactions constaté et le retournement du marché limite la probabilité de hausse donc de plus value (en comptant les frais de notaires et les éventuels frais d’agence, une plus-value supérieur à 7% est nécessaire pour réaliser une plue value réelle). Reste donc la rentabilité locative. Or, un rendement brut moyen de 3,9% l’imposition et les charges déduites, rammène le rendement de l’investissement à un niveau comparable à un livret d’épargne pour un risque et des contraintes plus élevé (Risque de non-paiement du loyer, risque de charges exceptionnelles, non disponibilité du capital, risque de perte du capital) . Bref, autant laisser vos deniers bien au chaud sur votre livret A ou votre assurance-vie, le même rendement et le risque en moins, ou les placer sur un support à meilleur rendement potentiel pour un risque équivalent.

Les bons rendements viennent logiquement avec une prise de risque plus importante. Mais cumuler risque, rendement faible et indisponibilité du capital me semble de toute évidence cumuler les erreurs.

Nota Bene: Même en période peu favorable comme aujourd’hui, il est toujours possible de faire de bonnes affaires (3,9 % est une moyenne des rendements), certains s’en sortent très bien pour réaliser des achats avec un bon rendement. Mais cela demande un investissement en temps et en énergie plus important que de le faire durant les périodes et sur les villes où le rendement moyen est plus élevé. 

[Dev Perso] Quatres domaines dont vous devez avoir le contrôle.

L’américain  Ramit Sethi, auteur de I will teach you how to be rich (traduit et adapté en Français par notre confrère blogueur Mickael Ferrari) a publié récemnent un article sur le devoir de contrôle. En effet, dans n’importe quel domaine de votre vie, si vous n’avez pas le contrôle, si vous ne décidez pas ou n’êtes pas en position de décider, quelqu’un décidera à votre place, et ce sera dans son intérêt à lui, pas dans le vôtre. L’un des pré-requis à une vie réussie est donc de contrôler au maximum votre vie, afin de décider de l’orienter au plus prêt de la vie que vous souhaitez.

Or, il est irréaliste de vousloir et de pouvoir tout contrôler. Tout d’abord, et dans de nombreux domaines, certaines choses ne peuvent simplement être contrôlées (sauf à être élu président de la République – et encore, vous n’aurez pas le contrôle sur les lois et le budget du pays et sauf à être James Bond – et encore, vous n’aurez pas le contrôle sur toutes les jolies demoiselles qui vous entoure), d’autre part, votre énergie et votre temps étant limité, vous ne pouvez pas tout faire et tout contrôlé. Il faudra prendre le contrôle de ce qui est le plus important, et laisser le reste aller au gré du vent.

Dans cet article assez long, Ramit Sethi considère que dans votre vie, il y a quatre points que vous ne devez pas laisser aller au petit bonheur la chance et dont vous devez prendre le contrôle. Il s’agit de :

  • Votre Argent
  • Votre Santé
  • Votre Carrière
  • Vos Relations sociales.

Pour les autres domaines de votre vie, c’est à vous de décidez si vous souhaitez les contrôler ou non. Pour ces quatre là, c’est indispensable de vous prendre en main. Si ce n’est pas vous qui décidez, quelqu’un décidera à votre place, et ce ne sera sûrement pas pour le meilleur.

  • Ne pas prendre le contrôle de votre argent, c’est laissez quelqu’un d’autre décider pour vous de la placer quelque part où il ne vous servira pas. C’est laisser votre banquier vous proposer un fond et des actions que vous ne comprenez pas mais qui lui donnera la meilleure commission. 
  •  Ne pas prendre le contrôle de votre santé, c’est laissez quelqu’un d’autre décider ce qui sera dans votre assiette (soit le plus économiquement rentable)
  • Ne pas prendre le contrôle de votre carrière, c’est laissez votre hiérarchie décider de votre valeur et de vos horaires.
  • Ne pas prendre le contrôle de vos relations sociales, c’est n’avoir pas la possibilité de choisir avec qui passer vos soirées. C’est passé votre samedi soir devant Patrick Sebastien en espérant que le téléphone sonne.

Reprendre le contrôle sur ces quatres domaines. La majorité de votre énergie et de vos projets doivent être orienté sur ces 4 domaines. Ce sont d’ailleurs 4 des 5 éléments proposés par le Masterplan de Josh Kaufman (le dernier étant le divertissement, on ne peut vivre que de travail, de networking et de bouilloon de légume).

Reprendre le contrôle va prendre du temps. Vous informer

  • Vous reprenez le contrôle de vos finance en décidant là où vous voulez que votre argent aille.
  • Vous reprenez le contrôle de votre santé en décidant ce que vous manger, en décidant de faire de l’exercice.
  • Vous reprenez le contrôle de votre carrière en étant plus productif et en exigeant plus de contrepartie à cette productivité. Cela peut se faire en développant de nouvelles compétences, en prenant de nouvelles initiatives, de nouvelles responsabilités en lien avec vos objectifs à long terme.
  • Vous reprenez le contrôle de votre vie sociale en allant vers les autres, en décidant de vous rendre à des événements pour rencontrer de nouvelles personnes, en prenant l’initiative d’organiser les soirées.

Chacun de ses domaines va supporter les autres. Chaque effort réalisé dans un domaine va avoir un impact à court ou à long terme sur les autres. On entre alors dans un cercle vertueux. Une meilleure santé, c’est plus d’énergie pour faire avancer votre carrière, pour convaincre lors d’un entretien. C’est aussi primordial dans vos relations aux autres. Qui aime discuter avec quelqu’un qui n’a aucune énergie dans la voix? Qui supporte quelqu’un qui n’arrête pas de se plaindre d’être fatigué?. Votre argent supporte votre santé: mieux vivre a un coût (pas toujours si élevé que l’on croit). Votre carrière soutiendra vos finances: il est plus facile d’avoir un budget équilibré en améliorant vos finances. Votre réseau de relation pourra vous ouvrir des opportunités de carrières.

Chacun de ses domaines peut mettre en péril les autres. Négligez le moindre de ces quatres domaines peut par contre avoir un effet négatif sur les autres. On entre alors dans un cercle vicieux. Vous prenez peu soin de votre santé, vous avez moins d’énergie, vous vous absentez pour maladie, votre carrière est alors freinée. Moins d’énergie, se sera moins d’interaction avec les autres, vous serez moins attratif. Bien manger peut (pas toujours) entraîner un surcoût (la qualité se paye), que vous ne pourrez supporter sans une carrière et une gestion de vos finances sous contrôle (sans parler des frais dentaires, de l’éventuelle salle de sport, etc).

Gagner chaque jour un peu de contrôle sur chacun de ces domaines, et vous gagnerez beaucoup sur le long terme.